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Mon avis sur les consoles portables

Qu’il est loin le temps où je devais patiemment économiser et attendre les fêtes de Noël ou mon anniversaire pour mettre la main sur LE jeu qui m’avait fait baver toute l’année ou pire, sur LA nouvelle console de jeu qui alimentait mes rêves les plus fous au travers des pages de Consoles+.

Aujourd’hui, je travaille dans une entreprise fantastique et j’ai les moyens de m’adonner sans retenue à ma passion sans vivre l’achat d’un jeu comme le fruit d’une réflexion intense et décisive. Je dois même admettre que cette époque lors de laquelle on ne consommait pas les jeux mais où on les revendiquait farouchement (puisqu’on en avait que deux par an) me manque cruellement, mais c’est un autre débat.

Je possède donc un smart phone Apple, comme beaucoup de mes concitoyens, mais également (et c’est plus rare) une Playstation Vita ainsi qu’une Nintendo 3DS. J’ai donc un point de vue relativement objectif sur le marché du jeu mobile.

Mon iPhone redevient un téléphone

Si je me suis doté de consoles portables, c’est que j’avais fait le tour de nombreux jeux pour smart phone. Les perles ne manquent pas et continuent d’affluer, mais j’avais vraiment besoin de jeux exploitants des sticks et des boutons, de vraies licences au gameplay riche et à l’univers solide.

J’aurai toujours un respect absolu pour le minimalisme si efficace d’un Tiny Wings ou l’excitation générée par une partie de Fruit Ninja, mais mes autres doigts, jaloux de mon index, souhaitaient prouver leur dextérité!

Je me suis également aperçu d’un phénomène intéressant : l’achat compulsif d’applications à bas coût me pousse à délaisser un jeu aussi rapidement que je l’achète. On craque pour une icône, deux captures et un concept, on est souvent moyennement satisfait mais on se dit que pour 79 centimes ça reste très honnête. On est content de posséder ce jeu, mais va-t-on pour autant le dégainer à la moindre pause ? Cela revient à accumuler sur une étagère des livres qu’on ne fera que feuilleter, et lorsqu’on a une vraie éthique du jeu vidéo, on s’aperçoit un jour que c’est ridicule.

Afin de ne pas mettre le feu aux poudres, je tiens à signaler que sur Android, on peut faire tourner sans bidouiller son smart phone une multitude d’émulateurs au rendu très impressionnant et qu’on peut y connecter une vraie manette. Il s’agit d’une possibilité extrêmement intéressante, mais j’évoque dans ce billet des jeux actuels.

De plus, il est bon de souligner que certains jeux traditionnels sont parfaitement jouables sur mobiles, comme les point and click par exemple, dont les Chevaliers de Baphomet / Broken Sword est le représentant le plus magistral. Ma frustration porte principalement sur les jeux d’action et de course, la plateforme avancée et les déplacements 3D.

Mon 3GS se faisant vieillissant, mes critères de remplacement seront donc plus de l’ordre du multimédia et de la connectivité avec mes autres équipements Mac. C’est là qu’Apple montre sa force : impossible de ne pas craquer sur l’iPhone 5 quand tout son environnement est orné de pommes.

Une Nintendo 3DS géniale mais qui prend la poussière

La portable de Nintendo m’a apporté beaucoup de bonheur dans les transports : l’extraordinaire remake de Zelda Ocarina of Time, le fabuleux Mario 3D Land, le sidérant Kid Icarus Uprising et l’imparable Mario Kart 7. On est dans la grande tradition et même dans l’expertise « Game Boy ».

J’adore cette console malgré l’intérêt limité de la 3D, la résolution assez insultante de son écran et son design assez raté (une partie bien lisse, une autre avec plein de renfoncements inutiles, des matériaux moyens etc.).

Une fois tous les hits fatalisés, je me suis également réjoui des mini-jeux intégrés à la console et des échanges toujours fun d’objets avec les autres joueurs croisés dans le métro via le street pass.

Ayant eu la chance de sécher nombre des classiques de la Nintendo DS lors de leur sortie, la rétrocompatibilité n’a que peu d’intérêt pour moi, et le constat est là : il ne me reste que Final Fantasy Theatrhythm sur ce support. Il faudra patienter longuement pour ruiner mes pouces sur Paper mario, Monster Hunter ou Castlevania.

Les différentes applications et mini-jeux téléchargeables ne m’intéressent pas du fait de la lourdeur du shop Nintendo, de l’absence de multi-tâche sur cette console et une fois encore de son écran de piètre qualité. C’est une portable que je réserve donc pour les gros titres estampillés Nintendo dont le fun intrinsèque est complètement dissociable des caractéristiques techniques de son hardware.

Une Playstation Vita décriée qui est parvenue à me conquérir

La PS Vita, ou l’histoire d’un vilain petit canard condamné avant sa sortie. Cette console est le symbole d’un Sony peu habile qui exploite mal ses forces : la date de sortie la plus mal choisie de tous les temps, un line-up limité alors qu’il était simple de créer dès la sortie des jeux rafraichissants, mignons ou fermement attendus. Pas de Monster Hunter dès la sortie ? Au Japon, cela aurait propulsé la Vita vers le mont Fuji !

Avec une PSP qui est toujours restée dans l’ombre de la Nintendo DS malgré des jeux extraordinaires mais trop éparpillés et pas assez mis en valeur niveau marketing, Sony semblait tendre le bâton pour revivre un demi-échec similaire.

Le coup de maître fut la réduction estivale du prix de vente avec un remboursement décalé de 50 euros. C’était la pichenette qu’il fallait pour que la Vita finisse dans mon caddie. En face, Nintendo présentait une version XL de la 3DS, toujours sans second stick analogique et avec des pixels encore plus visibles…

Sur un nouveau coup de tête, je prenais donc possession de la bête tant décriée, plongeant à mon grand étonnement dans une magnifique love story vidéo-ludique :

  • Wipeout 2048 — exigeant, sublime et nerveux.
  • Uncharted Golden Abyss — vitrine technologique immersive pour la console
  • Rayman Origins — une version tellement parfaite dans le cadre du jeu nomade
  • Mutant Blobs Attack — un bijou de maniabilité et de fun pour quelques euros
  • Sound Shapes — une intrusion sympathique du design graphique et du rythme

En attendant qu’on me prête le fameux Gravity Rush, j’enchaîne les petits jeux d’appoint alors que je ne l’aurais pas fait sur Nintendo 3DS. Au rayon des satisfactions : les deux sticks analogiques, la fluidité et l’ergonomie des menus, l’écran large de grande qualité, la finition sans faille de la console, l’addiction générée par le système de trophées et les futures fonctionnalités de cross play avec la PS3.

Cet environnement de jeu parfait et les fonctionnalités de partage de mes résultats avec la communauté me poussent même à dépenser plus pour acheter sur Vita un jeu qui existerait sur smart phones, comme Plants vs. Zombies par exemple (cette folie ne concerne que les bons jeux, bien entendu).

En un mot : je suis conquis par la PS Vita.

Oui, les smartphones (qui je le rappelle coûtent, sans forfait, beaucoup plus cher qu’une console de jeu) vont rapidement distancer la puissance de la Vita et le prouve avec certains jeux bluffants.

La vraie différence, c’est d’avoir une plateforme dédiée au jeu avec un écran tactile mais aussi des sticks et des boutons, accompagnée par une communauté également dédiée au jeu et des titres optimisés pour ce support. Pour moi, tenir entre ses mains un jeu portable proche d’un titre AAA console sera toujours un événement : on a commencé avec Kirby sur Game Boy, dois-je le rappeler ?

Kojima annonce Metal Gear Solid : Ground Zeroes

Hideo Kojima est un génie et je le pense sincèrement.

Aucun autre créateur ne m’a autant sidéré par la densité des univers qu’il imagine et par sa capacité à imposer des références graphiques et artistiques à chaque génération de console.

Attentif au moindre détail, j’ai l’impression de partager avec lui une certaine vision du jeu vidéo, de l’écriture et de la cinématographie. Ce type est un artiste jusqu’au-boutiste et pas un simple concepteur de soft.

L’annonce

Kojima vient d’annoncer Metal Gear Solid : Ground Zeroes à l’occasion des 25 ans de la série.

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Test du Circle Pad Pro pour Nintendo 3DS

Nouveau Circle Pad Pro par Nintendo

Voici la bête !

J’aime Nintendo plus que mes propres parents, mais force est de constater que la firme japonaise est devenue experte dans un domaine très particulier : la sortie de produits non finis.

Ce mauvais élève qu’on aime tant

Qui ne se souvient pas du Ram Pack de la Nintendo 64, de la pocket camera du Game Boy, des nombreuses version de la DS ou plus récemment du Wii Motion Plus?

Qu’il s’agisse d’une mise à niveau technologique, d’améliorations esthétiques ou de l’adjonction de gadgets peu convaincants, la plupart des stimulations de vente entreprises par Nintendo a porté ses fruits.
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Enfin le test de Mario 3D Land !



Un jeu sous-estimé

Un Super Mario qui n’obtient pas des notes de dingues dans tous les magazines : mais comment est-ce possible??

Je m’insurge contre tous ces 7/10 (jeu bon mais passable) mais affirmer que Super Mario 3D Land est franchement bon et terriblement addictif !

C’est l’exemple même du jeu qui justifie l’existence des consoles portables face aux smartphones. Le jeu de plateforme est une science, une combinaison de détails qui séparent un Mario des ersatz qu’on peut trouver sur les différentes marketplaces.

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