J’ai testé Paper Monsters sur iPad


Purée, ce jeu est symptomatique.

Édité par le studio Crescent Moon Games, le jeu est simple à décrire : une copie terne et sans génie de Mario. Plus précisément, un énième ersatz du plombier de Kyoto qui peut faire illusion auprès des néophytes mais qui n’invente strictement rien. Un produit de consommation qui ne fait pas avancer le média jeu vidéo, comme on en voit beaucoup trop sur plateforme mobile.

Alors pourquoi écrire un papier là-dessus?

Tout simplement car le jeu a obtenu de bonnes notes que je ne peux pas justifier. Quitte à passer pour un puriste psychorigide, je cherche juste à utiliser Paper Monsters comme martyr en listant son pompage éhonté. Le jeu smartphone ne doit pas transposer, il doit inventer de nouveaux procédés de gameplay qui tirent partie des fonctionnalités tactiles, gyroscopiques et des capacités de connectivité ou de géolocalisation.

 

Beaucoup trop classique
Comme dans Mario, on avance, on saute et on utilise des tubes pour passer dans des sous-terrains ou sur d’autres plans.

Comme dans Mario, on collecte des pièces ( ici des boutons de couture (incroyable)) et des medailles (ici des trombones d’or (sidérant).

Comme dans Mario, toujours, il y a des champignons, mais dans le decors seulement (ils poussent sur notre passage (renversant).

Le papier calque ne fait pas tout
Mais a l’inverse du titre de Nintendo, l’univers est insipide, sans âme. L’aspect papier est totalement sous exploité et n’est qu’un prétexte poussant à l’achat.

J’aurais rêvé d’un univers pliable, déchirable, brûlable, mouillable, gommable ou encore de transformations en véhicules de papier. Mais encore une fois, c’est Nintendo avec ses jeux Kirby qui propose cette inventivité.

L’inertie de ce héros faussement mignon est insupportable et les contrôles peu précis. Mais bonne nouvelle, le challenge est de toute façon totalement absent et on aura la flemme de découvrir les prétendus passages secrets au coeur d’un level design dépressif.

Ambiance en carton
La « débauche » d’idées graphiques un peu moisies sert de prétexte à du Mario-like vu et revu dans lequel tout joueur non casual mourra d’ennui et de dépit. Par contre, c’est parfait pour des parents qui y verront un monde paisible pour leur tête blonde.

L’ambiance sonore, capitale pour un jeu de plateforme, ne mettrait meme pas l’ambiance au rayon charcuterie du Super U du Touquet.

Ce n’est pas parce qu’un jeu ne coûte que 79 centimes qu’il faut faire preuve de clémence, surtout face à un studio qui ne fait que mal repomper des concepts qui ont fait leurs preuves.

Le coup de cutter final
04/20 pour les gamers, car en le prenant au dixième degré, le jeu accumule tellement les clichés que ça en devient fun.

11/20 pour les casual gamers et les enfants qui se contenteront de sa simplicité, apprécieront la customisation du heros et les nouveaux niveaux qui arriveront progressivement. Mais mieux vaut encore lire un bon bouquin.

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