Enfin le test de Mario 3D Land !




Un jeu sous-estimé

Un Super Mario qui n’obtient pas des notes de dingues dans tous les magazines : mais comment est-ce possible??

Je m’insurge contre tous ces 7/10 (jeu bon mais passable) mais affirmer que Super Mario 3D Land est franchement bon et terriblement addictif !

C’est l’exemple même du jeu qui justifie l’existence des consoles portables face aux smartphones. Le jeu de plateforme est une science, une combinaison de détails qui séparent un Mario des ersatz qu’on peut trouver sur les différentes marketplaces.


Un scenario inouï…

L’histoire de ce Mario se résume en un mot : Tanuki. Une feuille brune conférant les pouvoirs de la divinité chien-raton-laveur japonaise. Déjà présente dans Super Mario Bros. 3, cette “power leaf” permet au légendaire plombier, mais aussi à Toad et à tous les ennemis du jeu de se transformer en raton-laveur et ainsi de voler et de balayer leurs ennemis respectifs à l’aide de leur queue…

C’est visuellement bien stylé et on se marre bien en observant les déclinaisons Tanuki des différents protagonistes.

Dis comme ça, on pourrait croire à un excès de LSD, mais c’est bien par cette absurdité que le charme du jeu opère. Une mise en situation de 5 secondes et c’est parti, et c’est ça qu’on veut. Pas de dialogue, pas d’intro longue, que de la grosse plateforme.

Ah oui, et princesse Peach se fait enlever aussi !


Une progression ultra classique

On fait face à des mondes constitués de stages variés. Certaines thématiques seront reprises dans des versions plus corsées au fil des mondes. Le jeu est torchable en peu de temps si on parcourt les stages en ligne droite, mais nous verrons plus tard que l’intérêt du jeu réside dans un parcours méticuleux des stages.

Chaque monde débloque des images 3D bien sympa. En secouant sa 3DS, on anime ces images tout en déclenchant des bruitages. Fun. Avoir une 3DS, c’est aussi assumer de raffoler de ce genre de goodies inutiles mais kitschement kiffant.


Le Beat est bon

Pourquoi aborder le plan sonore si tôt? Cette entorse peut bien être consentie pour ce jeu et ses BGM si immersifs. On retrouve dans 3D Land tous ces bruitages, tous ces thèmes si simples mais si puissants qui ont fait la réputation de Mario.

La magie opère donc immédiatement, même si le jeu compte de nombreux remix de thèmes connus. Un champignon qui apparait, le bruitage occasionné par l’écrabouillage d’un ennemi, le tintement d’une pièce… Ils sont vraiment trop forts chez Nintendo.

Mention spéciale pour les cris beaucoup trop mignons des frères marteaux, ma future sonnerie de SMS. Parlons des monstres, justement.


Exploser tant de peluches potentielles

Quand on y pense, les Mario sont des jeux violents. On y extermine des centaines de Goomba, Koopa, plantes Piranha avant d’exploser Bowser dans un océan de lave. Le design de toutes ces créatures est un modèle du genre, comme d’habitude.

Même si les nouvelles idées se comptent sur les doigts de la main, c’est toujours un bonheur de croiser et d’abattre ces adversaires stupides, vicieux mais souvent utiles pour atteindre des passages secrets.

Dans Super Mario 3D Land, des boss bien sympathiques sont également au rendez-vous : Bowser, évidemment, mais aussi les trop stylés Pom Pom et son cousin Boom Boom. Ces affrontements ont lieu dans des arènes de plus en plus piégeuses tandis que les fights contre Bowser sont intégrés dans les stages, avec d’ailleurs un combat final d’anthologie !

Plus que de simples obstacles, les ennemis seront pour les joueurs les plus passionnés des éléments à part entière du skill de platforming pour viser le meilleur temps possible, comme nous le verrons plus tard. Un Goomba n’est jamais là par hasard.


Graphisme et jouabilité

Jeu phare pour le lancement d’une « Game Boy », Super Mario 3D Land rassure sur les capacités techniques de la console. Alors oui, on est pas en HD, on a pas la résolution d’une PSVita, mais c’est le pari habituel de Nintendo : faire confiance à son design plutôt qu’à une débauche de puissance. Et encore une fois ça fonctionne.

Chaque élément qui constitue le jeu n’est pas une révolution technique, mais le rendu global est attachant, fluide et imparable. On peut presque affirmer que plus de précision et de détails auraient nuit au jeu.

Donc, de la même manière que pour Zelda Ocarina of Time 3D ou Mario Kart 7, la réalisation est parfaite. Les chargements sont insignifiants. On ouvre sa console une fois assis dans le métro et l’aventure repart immédiatement.

Super Mario 3D Land est selon moi le jeu qui exploite le mieux la 3D. Les développeurs ont fait le choix de ne pas proposer de caméra libre (la console n’ayant pas de second stick… une aberration que j’arrive à pardonner). Du coup, pour jauger des perspectives et des sauts, la 3D apporte un vrai plus au gameplay. Certaines « enigmes » exploitent même des illusions d’optiques qui deviennent évidentes lorsqu’on active la 3D.

Dans les transports, on est secoué. Aussi, impossible d’activer en permanence la 3D qui requiert qu’on soit bien en face de son écran. Mais pour de nombreuses phases lors desquelles un angle de caméra exotique est imposé, le rendu 3D est vraiment génial : les boules de feu nous arrive en pleine face, les tâches d’encres des plantes piranha salissent l’écran, c’est cool !

La panoplie des mouvements de Mario est également très complète : saut, saut avec élan, sprint, glissade, saut en longueur, saut latéral à contre pied, rebond sur les murs… Tous ces mouvements demandent de l’entrainement et seuls les virtuoses boucleront les stages en signant des temps extraterrestres.


Un concept simple mais addictif

Le génie des Mario 3D récents, depuis Mario 64, réside dans un concept fort : parcourir plusieurs un même niveau en remplissant des mission variées.

On jouait avec le décors, on s’émerveillait face à l’ingéniosité du gamedesign tellement chaque stage était réinventé à chaque objectif.

Sur cet aspect, Super Mario 3D Land est plus dans la lignée des épisodes 2D et peut décevoir, surtout après l’audace des Mario Galaxy.

Ici, les niveaux sont courts et vite expédiés et ne comportent que peu d’embranchements. Ils ne font pas non plus preuve d’une inventivité extrême, un point qui a pénalise ce jeu chez la presse spécialisée, mais on reste toujours à des années lumières de la concurrence.

Mais pourtant, le plaisir est omniprésent, car ce Mario fait dans l’efficacité, la variété et j’estime que c’est un compromis idéal pour un jeu de plateforme portable.

On termine les niveaux en une ou deux stations de métro, sans prise de tête, juste pour le fun. C’est tout ce que je demande à un Mario, mais vous allez voir qu’il donne bien plus, le bougre !


Difficulté et durée de vie

On a donc 8 mondes à parcourir. La difficulté est assez faible et le joueur expérimenté torchera littéralement ces stages mais, je le répète, tout en se marrant en permanence.

Très classique : il faut débusquer dans chaque stage 3 médailles, parfois assez bien cachées.

On croule souvent sous les power-ups divers et variés, et rares sont les moments lors desquels on doit survivre en mode mini-Mario. Bref, c’est accessible aux néophytes.

Surprise !

Une fois le jeu terminé, la surprise apparait : Luigi, et les stages alternatifs spéciaux sont disponibles !

Et là, le jeu commence vraiment. Plus corsés, plus variés (avec notamment des niveaux chronométrés, des poursuites avec le dark Mario bien flippantes et des boss plus coriaces), ces niveaux contenteront les joueurs plus exigeants.

Pire encore, pour obtenir l’ultime sésame, le ranking 5 Ètoiles, nécessite de finir chaque stage avec Mario, avec Luigi tout en décrochant le drapeau de fin de niveau !

Ce challenge débloque un niveau final d’une difficulté incroyable, qu’il faut faire sans se transformer en Tanuki pour rajouter sur son CV la mention « expert en plateforme ». Une récompense sadique mais géniale !

Trop de vies ?

Difficile d’atteindre le game over dans ce jeu. On obtient des vies et des power ups tout le temps. Dans certains niveaux, on peut même enchainer les « combos de tuage de monstre » à l’infini et donc regonfler son compteur de vie ?

L’intérêt, c’est de disposer d’un énorme capital de vie lorsqu’on cherche à faire les meilleurs temps en time attack. A la moindre erreur, on se suicide pour recommence le stage, on prend des risques en permanence et on teste toutes les pistes. Ce travail d’investigation fera perdre une quarantaine de vie par stage !

Encore une fois, c’est au joueur de creuser le jeu pour en découvrir l’intérêt caché.

Une autre vision de la RATP

Le génie de la 3DS, c’est le street pass. Dès qu’on croise quelqu’un possédant la console, son avatar Mii entre en interaction avec le notre. Cela passe par des mini jeux bien funs intégrés directement dans la console, mais également par des comparaisons de temps dans les jeux, des échanges d’objets…

Je me suis donc retrouvé à devoir me dépasser et maitriser tous les mouvements de Mario pour écraser les meilleurs temps de mes adversaires de la ligne 6.

Le jeu vidéo n’est plus qu’une affaire de geek marginaux, c’est aussi des clins d’œil échangés aux heures de pointes quand on reconnaît le joueur derrière l’avatar.


Conclusion

Pour toutes ces raisons, Super Mario 3D Land a transformé mon iPhone en simple téléphone à accès internet. J’ai retrouvé ce plaisir de rater ma station à cause d’une partie passionnée. La dernière fois, c’était sur ma DS. J’en déduis que Nintendo est en train de réussir son coup.

Ma note : 9/10

» Passons à Mario Kart maintenant 😀

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